J’ai l’impression d’entendre de plus en plus souvent dire que le climat est avant tout un problème d’innovation. Les émissions continuent d’augmenter, les objectifs se dérobent, mais on essaye de peupler notre imaginaire collectif de machines à capturer le carbone, d’intelligences artificielles capables d’optimiser la transition, voire de techniques de modification du climat. Cette confiance n’a rien d’absurde en elle-même, et il y a fort à parier que les technologies aideront. Mais elle devient politiquement suspecte lorsqu’elle sert avant tout à repousser des questions …